15 juillet 2009

Ce blog fait des vagues

Le blog fait des vagues. L'enjeu est bien de libérer la parole et de s'exprimer. Laissons à chacune le droit de se positionner comme elle l'entend : nos vies sont chemin et il me paraît intéressant de voir quelles sont les recherches pour la virginité consacrée dans l'Eglise : quelles questions cela pose, quels mots pour le dire, traduire cette belle vocation et en témoigner ? Je ne suis pas pour le langage unique. Je reviens de l'université d'été de la Mission de France, qui avait pour thème la fraternité. Quel souffle puissant que cette association de prêtres, laïcs, consacrés qui cherchent à dire ensemble la foi de toujours dans les mots d'aujourd'hui ! Quelle respiration ! C'est bien l'enjeu de l'Eglise d'aujourd'hui, il me semble.
Je ne veux pas nier tout le chemin parcouru depuis les tous premiers siècles du christianisme pour exprimer cette belle vocation que nous appelées à vivre, femmes consacrées en Eglise. Au contraire, je m'appuie sur ce précieux héritage pour qu'il ne devienne pas musée, mais parole vivante pour aujourd'hui.
De quelles façon sommes-nous appelantes ? Avec quels mots ? Quels gestes ? Quelles intuitions pour le monde d'aujourd'hui ? Comment l'exprimons-nous ? cela est-il source de joie pour nous et pour d'autres ?
Moi je ne peux pas m'empêcher de me poser ces questions. Je n'ai pas de réponses. J'essaie de vivre dans un esprit d'ouverture : on se construit tellement de murs en Eglise ! Chacun veut délimiter son terrain... Et si on essayait de ne pas rejeter ce qui nous dérange, ce qui est dit et vécu autrement ?

Voilà ma réaction avant la rencontre nationale des vierges consacrées de Pontmain la semaine prochaine. Je nous souhaite bonne route, dans une belle communion de prière et de fraternité.

Christelle

8 juillet 2009

Réaction du P. Michel Naudin à l'article d'Isabelle Parmentier

J’ai été vicaire épiscopal de Paris pour la Vie Consacrée Féminine pendant 13 ans ; en particulier, j’ai été amené à découvrir, puis à accompagner cette forme de vie consacrée ancienne et renouvelée qui s’enracine dans le Rituel de la Consécration des Vierges. Depuis 1995 je participe aux rencontres nationales et internationales.
C’est à ce titre que l’on a porté à ma connaissance l’article d’Isabelle PARMENTIER dans le numéro de la revue "Église et Vocation" d’août 2008.
C’est en effet un témoignage très intéressant, non seulement de ce qu’a vécu et de ce que vit Isabelle, mais aussi de ce que sont ces femmes consacrées « vivant dans le monde ». Beaucoup de notations sont fort pertinentes, et dites avec beaucoup de verve.

Mais il me faut vivement regretter que vous ayez publié ce témoignage sans mentionner en exergue ou en conclusion que la réflexion sur le sens du Rituel de Consécration n’est pas celui qui est retenu habituellement. Par ce témoignage donné sans cette précaution, vous risquez d’induire beaucoup de femmes, d’évêques, de conseillers en erreur. Je le dis en particulier des paragraphes « Un don total et définitif » et « Vous êtes au Christ » (pp.71 et 72) ainsi que de la « Prière Consécratoire » de la page 79.
Par une lecture largement extensive de la note préliminaire 13 du Rituel, on s’est crû autorisé non seulement à « retraduire » les textes, mais à en changer le sens. L’auteur dit explicitement qu’on a « prit la liberté d’écarter le vocabulaire trop exclusivement nuptial. Nous avons laissé de coté les expressions mystiques de vierge, de pureté, d’innocence première, de corps sanctifié, ignorant même jusqu’à l’expression épouse du Christ ». Or que reste-t-il du Rituel, du sens de cette Consécration, si l’on écarte la virginité et la sponsalité !

Si en 1980 (date de la consécration d’Isabelle), il était normal de chercher la signification de cette consécration à nouveau possible depuis 1970, dans un contexte d’effervescence théologique et pastorale, (passionnant d’ailleurs), la réflexion s’est affermie, et on ne peut plus douter aujourd’hui de ce que cette Consécration vise et la chasteté dans la virginité et le « vivre en épouse du Christ », signe de l’Alliance du Christ et de l’Église.
Disons rapidement qu’en 1983, le Code de Droit Canonique, en son Canon 604 (et non 603 comme le dit la note 1 de l’article), écrit : « … l’ordre des vierges, qui, exprimant le propos sacré de suivre le Christ de plus près, sont consacrées à Dieu par l’évêque diocésain selon le rite approuvé épousent mystiquement le Christ Fils de Dieu et sont vouées au service de l’Église ». Le texte latin dit même « sont épousées mystiquement par le Christ Fils de Dieu ».
L’Exhortation apostolique postsynodale Vita Consecrata parue en 1996 va dans le même sens dans sa description de l’ordre des vierges consacrées (n.7). Il n’hésite pas par ailleurs à parler de la signification sponsale de la vie consacrée (n.34). « Dans cette dimension sponsale, propre à toute la vie consacrée, c’est surtout la femme qui se retrouve spécialement elle-même, y découvrant en quelque sorte la valeur propre de sa relation avec le Seigneur ».Ce qui ne l’empêche pas de présenter la chasteté comme un des trois grands défis de la vie consacrée… (n.87-88) [voir note in fine]
En 2008 s’est tenu à Rome un Congrès-pèlerinage international de l’Ordre des Vierges Consacrées. Elles étaient 500 de 52 pays, ce qui montre l’importance prise par cette forme de vie consacrée en un peu plus de 35 ans. L’essentiel des interventions a porté sur la sponsalité de la vocation virginale…Les Actes de ce Congrès paraîtront bientôt.
Déjà avant 1970, une thèse de Doctorat du professeur METZ (Université de Strasbourg) montrait que le Rituel de la Consécration des Vierges s’était inspiré au cours des temps des rites du mariage (voile, anneau, …). Ce Rituel est clairement « nuptial ». Un ouvrage plus récent et plus abordable du même auteur est paru en 2001. (« La Consécration des Vierges », éd. du CERF).
Un livre de référence des vierges consacrées s’intitule « Le Seigneur t’épousera » du Chanoine Simonet, éd. du Serviteur, 2ème édition d’un texte paru en 1986, déjà.
Je cite enfin deux ouvrages récents dont les titres sont déjà parlants : « Ton époux sera ton Créateur » de Marie-Thérèse HUGUET, éd. Parole et Silence 2005, et « Noces Mystiques » de Janine HOURCADE éd Embrasure, Parole et Silence.

Je reconnais volontiers qu’il soit difficile à notre époque de parler de la chasteté, de la virginité, des épousailles mystiques…Mais le Seigneur ne nous demande-t-il pas d’en témoigner, avec intelligence bien sûr.

Il me semble plus profondément qu’il s’agit d’une option générale sur la vocation à la vie consacrée. Au début du paragraphe « Vous êtes au Christ », (p.72) on lit : « d’un commun accord, le père Frétellière et moi avons donc substitué au vocabulaire nuptial le vocabulaire paulinien d’appartenance au Corps du Christ »…Il y a pour l’Église deux types de relation au Christ : le Christ est tête de l’Église, nous sommes les membres de son Corps ; le Christ est époux de l’Église, c’est le thème de l’alliance…(je pense que St Paul ne parle pas seulement de l’appartenance au Corps du Christ, il a une forte théologie de l’alliance, comme en témoigne sa réflexion sur le mariage. Mais en forçant la note, on pourrait dire que le vocabulaire de la vie consacrée serait plus johannique…). L’église de notre époque vit plus spontanément dans le registre « Corps du Christ ». Il ne faut pas méconnaître la vocation à vivre l’Église Épouse du Christ.

Par cette lettre je veux d’abord témoigner de ce que en France au moins 500 femmes vivent, et 5 à 6000 dans le monde. Il me paraît important ensuite que l’on s’accorde à la signification de cette vocation dans l’église, sur le signe qu’elle donne, ainsi d’ailleurs que sur la signification et le signe des différentes vocations à la vie consacrée.

Fraternellement.

Chanoine Michel NAUDIN




[Note] A ce propos, il me semble que Christiane Hourticq, dans son article extrêmement intéressant « Tous consacrés » de la même revue, a oublié dans sa réflexion, en particulier dans le paragraphe « une consécration particulière ? » (p.15), qu’il y a également dans Vita Consecrata un paragraphe « la consécration nouvelle et particulière » (n.30). Il y est développé qu’une des caractéristiques de la vie consacrée est l’engagement dans le célibat pour le Royaume, et que ce n’est pas exigé de la consécration baptismale…Cet engagement dans le célibat pour le Royaume est essentiel à la vie consacrée (p.ex. n.62 : il n’est pas possible que des couples mariés fassent partie de la vie consacrée).


Complément à partir de janvier 2009 : Mgr CATTENOZ, chargé par la Conférence des évêques de France de suivre l’Ordre des Vierges Consacrées vient de donner à tous les évêques de France, aux services des vocations, aux vierges consacrées… un document « ad expérimentum jusqu’en 2011» qui ne laisse plus aucun doute sur le sujet. Voir en particulier le Chap. II : le sens de la consécration des Vierges.

Père Michel NAUDIN, naudin-michel@orange.fr

1 juillet 2009

N’engager rien de moins que ma vie

Ce témoignage est paru dans la Lettre aux communautés, la revue de la Mission de France. N°247


Christelle est vierge consacrée au sein de son diocèse de Sens et d’Auxerre depuis 2006 . Elle travaille actuellement au service de ce même diocèse dans le secrétariat et à la communication. Elle décrit cet engagement comme une recherche de bonheur pour elle et, elle l’espère, pour son entourage. Elle nous rappelle que s’engager n’est pas une aventure personnelle, mais que cela implique aussi « les autres ».


Un OUI qui me dépasse

Le 1er octobre 2006, j’ai engagé publiquement ma vie par une promesse solennelle entre les mains de l’évêque de mon diocèse : forte de la grâce de mon baptême et m’appuyant sur elle, j’ai promis de rester célibataire toute ma vie et de vivre ce célibat dans la chasteté. Cela pour le Christ et ce Royaume étonnant qu’il est venu semer dans l’humanité et qu’il nous a confié. Le baptême, est une déjà consécration qui nous plonge tous en Christ (dans sa mort et dans sa résurrection). La consécration dans le célibat est à mes yeux un moyen équivalent à d’autres - et ils sont nombreux dans l’église - qui permet de se réaliser pleinement.

Je répondais ainsi de façon concrète à un appel pressant, et finalement irrésistible, que je sentais résonner en moi depuis des années. Il n’est pas facile d’évaluer la dépense avant de suivre le Christ. Pour Thérèse de Lisieux, s’engager, c’était jouer le jeu du « qui perd gagne ». J’ai donc franchi le pas, espérant gagner beaucoup - du bonheur et de l’amour, bien sûr ! – et cela pas simplement pour moi. Je sentais bien que d’une façon qui me dépasse, mon OUI concernerait aussi celles et ceux qui m’entourent, qu’il rejaillirait sur eux. C’est cette certitude qui m’a mise en route. Il y a aussi le fait que je ne m’engage pas seule, mais avec d’autres et au milieu d’autres qui m’accueillent ou non ! A cause de cela, il m’apparait justement comme le contraire d’une « mise à part », comme on peut encore l’entendre quelquefois. Ces « autres », sans lesquels je ne serais pas moi-même, sont autant de motifs de mon engagement.

A travers avancées et retours en arrière, j’ai suivi un long chemin de recherche, d’interrogations et de dialogue avant de me décider à rendre public cet appel et, dans le même temps, ma réponse à celui-ci. Et cette réponse s’est voulue définitive. C’est ainsi qu’en octobre 2006, selon le rituel prévu, l’évêque recevait ma « décision de virginité » dans ces paroles que je prononçais : « Père, avec la grâce de Dieu, je professe devant vous et devant l’Église ma décision irrévocable de vivre dans la chasteté et de suivre le Christ. Recevez mon engagement et donnez-moi, je vos prie, la consécration. » Après la célébration au cours de laquelle l’évêque a rappelé que « c’est l’engagement qui rend libre », beaucoup de personnes sont venues me trouver pour me féliciter et « m’admirer », comme si cette forme d’engagement, dans les mentalités et de façon plus ou moins consciente, restait supérieure à une autre. Il est vrai qu’une consécration de laïque, ce n’est pas encore très courant et que cette vocation reste quasiment inconnue dans nos Églises diocésaines. De fait, les consacrées se sentent souvent appelées à vivre dans une certaine discrétion et, pour la plupart, elles ne portent aucun signe visible (croix, vêtement) qui pourrait les distinguer des autres. En fait, toute « l’explication » réside une fois pour toute dans la célébration elle-même. Tout y est dit, avec des images qui restent très parlantes pour nous aujourd’hui : il s’agit d’un langage nuptial que tout le monde peut comprendre. Le Christ me prend pour épouse et ma vie lui appartient sans partage (c’est ce qu’on appelle la virginité : le fait de ne pas partager…) Je décide librement, après mûres réflexions et aventures, de lui donner tout ce que je peux lui donner : moi-même, ma vie, ma personne, mon temps, ma raison d’être. Je décide de ne plus chercher ailleurs ce bonheur qu’il m’a déjà fait goûter.
Bien, mais concrètement, cela pose de nombreuses questions : Pourquoi ? A quoi ça sert ? Qu’est-ce que tu vas faire ? Aussi, dès la première seconde, j’ai eu à témoigner et à rendre compte de cet acte.


Se tenir sur le toit…


Pour parler de cet engagement dans le célibat consacré par Dieu et de la place qu’il me fait tenir au milieu des femmes et des hommes de notre siècle, il m’est venu à l’esprit une scène biblique qui, à priori, n’est pas en lien direct avec le sujet.
Ils sont assez nombreux les passages d’Evangile où l’on entend Jésus qui appelle et où l’on suit les parcours si différents des disciples et des gens qui l’entourent. Chacun reçoit sa part, chacun peut trouver sa place, choisir celle qui lui convient le mieux : Jésus laisse libre mais pas insensible à sa Parole. Il nous demande de nous positionner. Va-t-on encore rester longtemps étrangers, extérieurs à son invitation à le suivre de près ? Ça, c’est la question qu’il pose personnellement à chacun. Et pour moi ? Quelle est cette place qui me correspond bien, cette place qui sera suffisamment confortable pour que j’aie le désir d’y rester en même temps que suffisamment inconfortable pour que j’apprenne à toujours à compter sur lui, le Christ, qui m’a appelé, et non pas simplement sur mes propres forces. Car dans l’histoire, il se mouille aussi si je puis dire….

C’est donc dans l’épisode du paralysé de Capharnaüm (Luc 4, 17-27) que je me suis le plus retrouvée. Dans cette scène, ce qui me frappe toujours, c’est l’audace des porteurs de civière. Et c’est à eux que je m’identifie volontiers. Ils sont plusieurs. Dans l’Evangile de Marc, on dit que ce sont quatre hommes. Bon, ça commence mal, car moi je suis une femme et, par définition, un peu moins costaud qu’un homme. Mais qu’à cela ne tienne, ce rôle de porteuse de civière me va bien, car je ne suis pas seule, je n’ai pas entièrement le malade sur les bras ! Ils ont une idée fixe : amener le malade (sur sa demande ou sur leur intuition ? on ne le sait pas) non pas dans les parages de Jésus mais bien devant lui. Qu’il y ait un contact direct. Pour cela, ils vont faire des pieds et des mains pour se frayer un passage dans la foule, mais sans succès. Alors ils grimpent sur le toit (quelle entreprise avec un malade !) et défont le toit. Même si ce ne sont pas nos beaux toits en tuile ou en ardoise, même s’il s’agit de branchages et de torchis, il faut quand même faire un trou et trouver assez d’équilibre pour hisser le malade en civière, le faire monter avant de le faire redescendre juste sous le regard de Jésus. Et le tour est joué !

Ça paraît simple, mais ça ne s’est sans doute pas fait en deux minutes. Ces porteurs ont dû chercher ensemble quelle serait la meilleure solution pour arriver à leurs fins sans se décourager. Et les voilà sur le toit. Cette position me plaît bien. Elle est pour moi très significative du rôle que je me sens amenée à jouer au milieu de mes contemporains. Engagée en Église, je suis d'Église, c'est-à-dire que je suis relative à la personne du Christ qui, personnellement, m’a appelée. Mais je ne suis pas là rien que pour lui. Je suis là pour tous. Même si je me sens en communion profonde avec d’autres vocations, avec telle ou telle forme de vie communautaire plus structurée, je ne suis pas enfermée dans une structure qui me cadre, je suis sur le toit, pour aider à monter et à descendre… Cela fait un peu de gymnastique pour moi et les candidats à la civière. Qui sont-ils ? Des catéchumènes ? Des curieux ? Des amis ? Des sceptiques ? Peu importe. Tous peuvent passer, moyennant à un certain moment une attitude sans doute inhabituelle : le laisser-faire. Se laisser porter.

Pour moi, n’étant pas assez forte, je ne peux rester seule sur ce toit. J’ai besoin de compagnons : je m’engage à dépendre des autres, de leur force, de leur motivation, de leur persévérance. Je m’engage à rester là, sur ce toit, avec eux, dans un compagnonnage mutuel, quelle que soit la saison (vive la douceur du printemps !) : ce n’est jamais gagné d’avance… Les tempêtes, ça peut arriver assez souvent, surtout avec le dérèglement climatique d’aujourd’hui… En fait, se tenir en hauteur, c’est surtout se tenir en prière. Car des forces, je n’en ai pas ! Et l’appel premier d’une vierge consacrée, c’est la prière ! Eh oui : s’il s’agit bien de ne pas se défiler du monde, il est aussi indispensable de ne pas se défiler du Christ et de son église. La vierge consacrée est d’abords attachée à sa maison, l’église. Alors, sur le toit, je me tiens à une ouverture, je ne suis pas enfermée, mais je suis bien localisée, je ne m’envole pas.

Bien sûr, tout cela n’est qu’une image, qui m’aide cependant à exprimer les choses de façon concrète. Être sur ce toit, c’est une certaine attitude spirituelle, c’est se tenir en-dehors de la maison en étant de cette maison (Église), pour être là, ensemble, avec les autres porteurs et avec celles et ceux qui n’auront jamais l’occasion de passer par la porte, pour de multiples raisons, et qui, aidés par d’autres, prendront le chemin plus improbable du toit. Ils sont nombreux les chemins qui mènent à Dieu et, l’air de rien, ils sont tous balisés, quoi qu’on en pense.

Mon engagement est-il gratuit ? Purement altruiste ? Non, j’attends de l’autre partie – le Christ - qu’il accomplisse ses promesses, que j’ai lues dans les Béatitudes. La plus grande étant celle du bonheur. Je fais donc le pari que cet acte public, cette parole qui me lie à Dieu dans son Église, c’est-à-dire au milieu de son peuple, cette parole qui est mienne reçue par Dieu lui-même, contribuera à mon bonheur et à celui de ceux que j’ai l’occasion de côtoyer.