21 octobre 2011

Rôle des femmes consacrées dans l'Église d'aujourd'hui

Voici un extrait d'une conférence sur Le rôle des femmes consacrées dans l’Église et la société d’aujourd’hui par par Sœur Julma Neo, Conseillère Générale des Filles de la Charité (2001)

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3. Le rôle des femmes consacrées aujourd’hui

Que devrait-être alors le rôle des femmes consacrées aujourd’hui, étant donné ces réalités dans l’Église et la société? Je propose trois rôles:

3.1. Contribuer à la création d’une «culture de vie»

Les femmes consacrées peuvent contribuer à faire naître cette «culture de vie» en globalisant:

3.1.1. Une nouvelle manière de voir (vision, perspective), qui soit totale et holistique. Les femmes consacrées doivent inspirer cette perspective féminine à ceux qui ne l’ont pas, et aider ceux qui l’ont perdue à la retrouver.

Dans les sociétés divisées et fragmentées, cette manière de voir aide les individus à parvenir à une intégration personnelle et sociale. Car, à la racine de la plupart des conflits partout dans le monde aujourd’hui, règne une vision qui permet à certains groupes d’exclure ou dominer les autres. Nous en voyons des exemples concrets dans les conflits récurrents aux Balkans, au Moyen-Orient, parmi les groupes minoritaires d’Amérique du Nord, d’Europe occidentale, d’Océanie et des pays sous domination islamique, dans les guerres ethniques et tribales d’Asie et d’Afrique et parmi les peuples indigènes d’Amérique latine et d’Asie.

3.1.2. Une nouvelle manière de se rencontrer (relations), marquée par la mutualité, l’interdépendance et l’égalité, et non par la domination ou la compétition. Dans ce mode de relation, il n’est pas question d’infériorité et de supériorité, ou d’avoir un «pouvoir sur». Au contraire, c’est une question d’égalité sur la base d’une humanité partagée.

Ce mode de relation respecte «l’altérité» de l’autre. Les différences dues à la race, au genre, à la culture, à l’idéologie ou à la religion, n’ont rien à voir avec l’infériorité. Elles sont considérées comme légitimes, comme une richesse à accepter et à explorer pour une collaboration en vue du bien commun, et non comme une menace à repousser ou un mal à exorciser.

Dans un monde qui, bien souvent, ne tolère pas les différences, ce nouveau mode de relation a de profondes implications au niveau, non seulement interpersonnel, mais aussi international et politique.

3.1.3. Une nouvelle manière d’être présent (présence), caractérisée par un «être avec» dans la compassion. C’est une présence délicate, qui écoute avec le cœur et est ainsi capable de pénétrer les profondeurs des différences qui ne sont pas accessibles à la raison. «Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas» (Pascal). Ce mode de présence franchit les normes construites par la société, qui jugent les gens d’après «ce qu’ils font», la couleur de leur peau ou les biens qu’ils possèdent, mais qui cachent souvent leur aspiration profonde à être considérés pour qui ils sont et ce qu’ils sont. On s’oriente ainsi vers une solidarité sans frontières.

Dans le monde d’aujourd’hui, où l’efficacité, la productivité et la compétitivité sont valorisées aux dépens de la plus grande portion de l’humanité, nous avons besoin de cette «nouvelle présence» si nous voulons survivre humainement. Le siècle qui vient de se terminer a été un siècle de violence inédite et d’inimaginables souffrances. Notre siècle sera un temps de violence accrue si nous ne le transformons pas en un temps de tendresse et de compassion.

3.1.4. Une nouvelle manière de faire (praxis), qui permette de développer les capacités des personnes, travaille avec eux plutôt que de les dominer, qui dialogue à la recherche de solutions non violentes plutôt que d’imposer. Le pluralisme (religieux, culturel, ethnique) est un trait majeur de notre monde d’aujourd’hui. Il ne le sera pas moins dans l’avenir. Une amie m’a communiqué ces faits intéressants rapportés par l’Internet, qui illustrent cette réalité: selon Philip Harter, médecin de l’Ecole Universitaire de Médecine de Stanford: «Si la population mondiale était réduite à un village de 100 habitants, en gardant toutes les proportions humaines actuelles, ce minuscule village dans sa diversité ressemblerait à ceci: «57 seraient asiatiques, 21 européens, 14 de l’hémisphère occidentale, 8 africains; 52 seraient des femmes, 48 des hommes; 70 seraient non blancs, 30 blancs; 70 seraient non chrétiens, 30 chrétiens; 6 personnes possèderaient 59 % de la richesse du monde entier, et 6 seraient des États-Unis; 80 vivraient dans des maisons au-dessous du niveau moyen; 70 seraient analphabètes, et 50 souffriraient de malnutrition».

Dans un tel milieu, il n’y a qu’un moyen de vivre en paix, c’est que le dialogue - interpersonnel; inter-culturel et inter-religieux - devienne un mode de vie. Si nous n’apprenons pas à dialoguer, les possibilités d’unité dans l’avenir resteraient douloureusement limitées.

3.1.5. Consécration, «culture de vie» et Règne de Dieu. La consécration est pour les femmes consacrées une profonde motivation pour créer cette «culture de vie». Par leur consécration, les femmes consacrées s’engagent à suivre le Christ d’une manière radicale. Jésus a incarné la nouvelle façon de voir, de rencontrer les autres, d’être présent et d’agir dont nous avons parlé.
La manière de voir de Jésus était plénière. La Bonne Nouvelle qu’Il a prêchée était une Bonne Nouvelle précisément parce qu’elle excluait le racisme, la lutte des classes et le sexisme (Ga 3, 28-29) qui sont le résultat d’une évolution historique et culturelle. Jésus s’adressait aux femmes d’une manière qui était complètement inédite en son temps et qui étonnait même ses disciples (Jn 4, 27). Il prenait les femmes au sérieux, entamait avec elles de profondes conversations théologiques (la Samaritaine Jn 4, 7-26; Marthe Jn 11, 21-27). Il s’est laissé interpeller par la femme syro-phénicienne en Mc 7, 24-30. Il a eu assez de confiance en Marie-Madeleine pour faire d’elle la première messagère de la Bonne Nouvelle de la Résurrection (Jn 20, 17-18). Jésus a accepté de se faire servir par des disciples femmes (Mc 15, 41; Lc 8, 1-3). Il a si complètement fait confiance à une femme qu’Il est resté Lui-même dans son sein, totalement dépendant pendant neuf mois (Lc 2, 6-7).

Tendresse, délicatesse et compassion vis-à-vis des personnes marginalisées (le lépreux Mc 1, 40-45; la veuve Lc 7, 11-16), ont été les caractéristiques de sa manière d’être présent aux gens. Il était attentif aux qualités des «petits» (la veuve qui a donné tout ce qu’elle avait: Lc 21, 1-4) et à leurs aspirations insatisfaites (le malade au bord de la piscine Jn 5, 5-9). Sa manière d’agir valorisait les personnes. Il ne les condamnait pas, mais leur donnait un regain de vie en les libérant de ce qui les tenait captifs, que ce soit la possession démoniaque (Mc 5, 1-20) ou le péché (Jn 8, 3-11). Le dialogue faisait partie de son approche des gens (la samaritaine Jn 4, 7-26; les disciples d’Emmaus Lc 24, 13-27).

Créer une «culture de vie» est essentiel à notre mission de personnes consacrées car il était au cœur de la mission de Jésus: «Je suis venu pour qu’ils aient la Vie et qu‘ils l’aient en plénitude» (Jn 10, 10). Aujourd’hui, Il continue à nous demander de participer à sa création. Quand des femmes consacrées répondent à cet appel, elles aident le Règne de Dieu à se réaliser ici et maintenant. Ce faisant, elles transforment la société. Aujourd’hui comme au temps de Jésus, le Règne de Dieu a une dimension, non seulement personnelle, mais encore sociale. 



3.2. Témoigner d’une nouvelle sainteté

3.2.1. La nécessité pour les personnes consacrées d’être témoins plutôt que simplement des administrateurs efficaces et des professionnels compétents, a été soulignée à plusieurs reprises dans divers documents et rencontres [1]. La même chose est vraie du devoir pour les personnes consacrées d’être saintes.[2]

3.2.2. Les femmes consacrées d’aujourd’hui doivent témoigner d’un type de sainteté qui puisse parler à nos contemporains. Comme l’a souligné le Congrès Européen pour les Vocations en 1997, on demande de nouveaux modèles de sainteté [3].

La spiritualité féminine est un de ces modèles: Quels sont les traits de cette spiritualité?

La spiritualité féminine est «une spiritualité intégrale». Elle évite de compartimenter la personne, que ce soit dans la prière, la célébration, la direction spirituelle ou le discernement. Les «émotions» et le «corps» peuvent conduire la personne à Dieu, tout autant que «l’esprit» et la «volonté». On peut prier avec le corps autant qu’avec la pensée. Dans la spiritualité, les femmes consacrées progressent dans leur relation à Dieu en tant que « personnes entières », ayant leur histoire personnelle unique et leurs caractéristiques féminines.

La spiritualité féminine est également intégrale au sens qu’elle dépasse le dualisme du «privé» et du «social». Aucun secteur de la vie ne demeure en dehors du domaine de la spiritualité. La femme consacrée rencontre Dieu dans ses relations, dans ses efforts en communauté, dans les sacrements, dans les célébrations liturgiques, aussi bien que dans son service et ses préoccupations socio-politiques (par exemple, la promotion de la justice, la préservation de l’équilibre écologique, le problème de la dette). Ainsi, la spiritualité féminine est profondément personnelle, aussi bien que politique, mondiale et cosmique.

Cette sorte de spiritualité trouve une résonance dans la spiritualité dite «holistique» (intégrale) d’Asie et dans celles des peuples indigènes. On en a grand besoin en Europe et en Amérique, étant donné la fragmentation du regard post-moderne sur le monde[4].

3.2.3. Grâce à cette spiritualité intégrée, les femmes consacrées affirment que leur foi dans le Christ est «quelque chose qui a une valeur non seulement religieuse, mais humaine comme projet actif et tout inclusif qui enseigne quelle réponse donner aux nouveaux défis présentés par les cultures de notre temps»[5].

3.2.4. Donner le témoignage de cette «nouvelle sainteté» sera convaincant dans la mesure où il sera communautaire et intelligible pour nos contemporains. Un témoin qui ne provoque pas de questions concernant la transcendance et le mystère, tout en étant pleinement engagé dans les préoccupations «laïque», ne sera pas considéré aujourd’hui comme un témoin. Á notre époque de fusions mondiales, le témoignage individuel est toujours nécessaire, mais il ne suffit plus.

3.3. Être une force de renouveau ecclésial et de transformation sociale

L’histoire de l’Église a toujours montré que les femmes ont contribué au renouveau ecclésial et à la transformation sociale à travers les âges, de manière variée [6].
Parmi les nombreuses voies qu’elles peuvent prendre pour cela aujourd’hui, je voudrais en citer cinq:

3.3.1. Faciliter le mouvement «des marges vers le centre» dans l’Église, par les pauvres, les laïcs et les femmes

L’Église comme communion a été le thème des Assemblées Spéciales d’évêques récemment tenues dans les différents continents[7]. Mais, étant donné la situation que l’Église connaît encore dans de nombreux endroits, une telle perspective ne se réalisera pas aussi longtemps qu’il y aura des gens en marge dans l’Église. Dans beaucoup de pays, le mouvement conduit par les pauvres et les laïcs se met en place, grâce à des programmes de renouveau. Mais celui des femmes a à peine commencé.

Les femmes consacrées peuvent contribuer au renouveau ecclésial en agissant comme catalyseurs pour ce triple mouvement au moyen de leurs divers services apostoliques.

3.3.2. Etablir des liens avec d’autres pour promouvoir la cause des femmes, particulièrement des plus exclues
Beaucoup de congrégations féminines ont relevé le défi de la promotion des femmes au moyen de différentes activités apostoliques. Par exemple: éducation à la différence des genres, démarches d’aides au plan juridique, assistance pour les besoins de base et éducation au développement personnel. Ce qui est absolument nécessaire est d’établir des réseaux avec d’autres organismes au niveau national ou mondial, pour globaliser ces efforts collectifs.

Faire entrer des femmes dans des structures de prise de décision, dans la société comme dans l’Église, sera un bond en avant important pour la cause féminine. Aussi longtemps que les femmes ne seront pas présentes dans les organes de prise de décision, tous les autres efforts resteront des palliatifs. Créer des possibilités d’assurer cette présence reste «le» défi pour la plupart des groupes féminins aujourd’hui. «Il est donc urgent de faire quelques pas concrets» dans ce sens (Vita Consecrata 58).

3.3.3. Offrir des modèles de service en collaboration dans l’Église

La collaboration entre hommes et femmes n’est pas nouvelle dans l’Église. Nous le savons par l’histoire de nos Congrégations. Mais le faire dans un esprit de partenariat et d’égalité est relativement nouveau et difficile. Il y a encore des obstacles profondément ancrés, à la fois chez les femmes et chez les hommes, dans les groupes et les institutions, qui doivent être surmontés. Par exemple, des attitudes telles que le machisme et chauvinisme, des structures et des valeurs culturelles qui créent la discrimination, des stéréotypes concernant la femme idéale, des orientations théologiques et des dispositions psychologiques. Une prise de conscience de ces barrages, doublée d’un désir de les surmonter, serait un très bon point de départ.

3.3.4. Élaborer des modèles de direction et de gouvernement, qui reflètent de plus en plus la vision féministe et son mode de relation et d’action

Le mode féminin de direction est circulaire plutôt que hiérarchique. Il met l’accent sur la réciprocité, le dialogue, le consensus et la persuasion, plutôt que sur la domination, le contrôle et le dirigisme. Il se fonde sur les personnes «à la base»,en bas, de sorte que le pouvoir repose sur elles et pas seulement sur le chef. Ce style de direction s’emploie à donner du pouvoir au peuple, au lieu de lui imposer l’excès de «pouvoirs» de l’autorité.

3.3.5. Entreprendre sérieusement l’inculturation de la foi et du charisme

Paul VI, avec raison, a présenté la rupture entre l’Évangile et la culture comme étant le drame de notre temps (Evangelii Nuntiandi 20). L’inculturation supprime cette rupture en réalisant l’intégration de la foi et du charisme dans la vie. Loin d’être un impératif réservé surtout aux «pays de mission», l’inculturation est au cœur d’efforts renouvelés pour faire de la foi une référence destinée à construire cultures et civilisations[8]. Je suis profondément convaincue que, aujourd’hui spécialement, le renouveau de l’Église et la transformation de la société ne peuvent aller bien loin si on ne prend pas l’inculturation très au sérieux.
Á travers ces cinq moyens concrets, les femmes consacrées peuvent aider à bâtir un avenir alternatif, capable d’allumer l’espoir dans le cœur de ceux qui cherchent pour cela des chemins viables.

C’est une tâche énorme, mais possible. Nous ne pouvons pas renoncer à ce défi. «Il nous faut participer à la création de cultures et de société. Autrement, nous risquons de les perdre par négligence»

3.4. Trois images

En résumé; trois images qui représentent bien ce triple rôle des femmes consacrées sont: la mère (donner naissance à une «nouvelle culture»), la mystique (contempler Dieu en toute réalité) et la prophétesse (construire un avenir alternatif pour l’Église et la société). En étant pleinement ce que elles sont, les femmes consacrées bâtissent l’Église et la société. «Ces femmes pleinement consacrées et pleinement femmes, sont la véritable, l’authentique réponse au défi du temps présent»[9].
4. Conclusion

4.1 C’est ma conviction profonde qu’à moins que les hommes, laïcs et consacrés, clergé et hiérarchie, n’accordent aux femmes consacrées plus de latitude pour exercer leur rôle dans l’Église et la société d’aujourd’hui, il manquera quelque chose d’essentiel à l’avenir de l’Église et des sociétés.

Les femmes forment plus des 3/4 des personnes consacrées dans l’Église[10]. Il ne sera donc pas présomptueux de déclarer qu’une diminution du rôle des femmes consacrées aboutira à appauvrir l’Église entière; «L’avenir même de la nouvelle évangélisation est impensable sans une contribution renouvelée des femmes, spécialement des femmes consacrées» (Vita Consecrata 57).

Les femmes représentent plus de la moitié de la population mondiale. Si leur pleine humanité n’est pas reconnue, celle de l’autre moitié sera sans cesse menacée.

4.2 De même que la vie biologique n’est pas possible sans la participation des femmes et des hommes, de même aussi la «culture de vie» ne verra pas le jour si les deux ne collaborent pas dans un esprit de franc partenariat. Le rôle des femmes sur lequel nous avons réfléchi, ne se réalisera pas sans un changement d’attitude de la part des femmes comme des hommes, ni sans des structures ecclésiales et sociales renouvelées. C’est seulement alors que nous pourrons parler d’avoir donné naissance ensemble à une nouvelle création.

A ce sujet, nous avons quelques questions importantes à nous poser:

1. Comment pouvez-vous, en tant que Directeurs, répondre authentiquement à la prise de conscience des femmes consacrées aujourd’hui? Comment pouvez-vous aider les Sœurs avec lesquelles vous travaillez à jouer leur rôle dans l’Église et la société avec cette nouvelle conscience?

« Il convient également de remarquer que la nouvelle conscience que les femmes ont d’elles-mêmes aide aussi les hommes à revoir leurs schémas mentaux, leur façon de se comprendre eux-mêmes, de se situer dans l’histoire et de l’interpréter, d’organiser la vie sociale, publique, économique, religieuse et ecclésiale» (Vita Consecrata 57)

2. Comment pouvons-nous, ensemble, donner naissance à cette «culture de vie» dans nos provinces?

3. Comment pouvons-nous donner le témoignage d’un service en collaboration dans nos Provinces? Quelles sont nos attitudes qui facilitent ou qui empêchent cette collaboration? Quelles structures dans notre environnement l’aident ou au contraire l’entravent?

4. De quoi avons-nous besoin n – nous, Directeurs et Sœurs – pour rendre cette collaboration plus effective?

Si nous voulons poursuivre cette avancée irréversible entreprise ensemble dans nos Provinces – une avancée que nous avons choisie (ou qui nous a peut-être été imposée par les circonstances), il nous faut beaucoup de patience, d’ouverture, d’humilité et de courage. Mais l’espérance demeure: «Voici que je fais toutes choses nouvelles». (Ap 21 5).

4.3 Créer ensemble cette «culture de vie», être témoins d’une «nouvelle sainteté», être «une force de renouveau ecclésial et de transformation sociale», tel est le don que nous avons à offrir, en tant que femmes consacrées, à l’Église et au monde pour ce millénaire. Je prie pour que ce don soit accueilli par nous tous avec gratitude, ouverture, audace et courage, comme don venant du Père, qui est «l’Auteur de tout don».


(Traduction: Centre de Traduction – Filles de la Charité, Paris)



[1]Cf. Manuscrit non publié «Report of the Bishops´Conferences and Religious in Asia» présenté à la consultation pré-synodale sur la vie Religieuse, tenue en Thailande, en mai 1994. Voir aussi «Vocations to Consecrated Life» par Bruno Secondin dans «Vocations to the Consecrated Life in the Context of Modern and Post Modern Society» (USG 1999), p. 94.
[2]Lumen Gentium ch 5-6, Evangelii Nuntiandi 69 et Vita Consecrata  # 35
[3]Final Document of the Congress on Vocation to the Priesthood and to Consecrated Life in Europe no. 12
[4]Sandra Schneiders, Finding the Treasure (New-York / Mahwah, New Jersey : Paulist Press, 2000), p. 109 et «Vocations to Consecrated Life» , p. 83, 90.
[5]Cardinal Eduardo Somalo «Orientations, Challenges and Opportunities Emerging in Consecrated Life», (Catholic International, Mars 1999), p. 120.
[6]Deux livres excellents sur ce sujet de Patricia Ranft, Women and the Religious Life in Pre-Modern Europe (New-York: Press St Martin, 1996) et A Woman’s Way ( New-York: Palgrave, 2000).
[7]Voir l’Instrumentum Laboris du Synode Européen de 1999 et celui des Synodes d’Océanie de 1998, Le message Final du Synode Américain de 1997, celui du Synode Asiatique de 1998, celui du Synode Africain de 1994.
[8]Instrumentum Laboris # 15 du Synode Européen
[9]Somalo, ibid.
[10]D’après les «International Statistics on Men and Women Religious», Catholic International, VI, 3 (mars 1995), p. 137 il y avait 865 902 religieuses et 20 5852 religieux prêtres et frères dans le monde en 1992.

Dans le diocèse de Versailles

Samedi 1er octobre Emmanuelle BINTNER et Claudie GASPARD ont été consacrées dans l’Ordre des Vierges Consacrées par Monseigneur Eric AUMONIER dans le diocèse de Versailles